Trek du Choquequirao

Le Choquequirao est un site Inca, vestige d’une immense ville perdue au sein de la Vallée de Vilcabamba. Le « Berceau d’Or » aurait été le dernier refuge des Incas face à l’occupation espagnole.

Plus grand et plus mystérieux que le Machu, perché sur une montagne, non loin de la forêt amazonienne, la visite de la « Sœur sacrée du Machu Picchu » se mérite ! Pour arriver au site, le trek du Choquequirao traverse le canyon de l’Apurimac (un des canyon le plus profond du monde). Il est accessible uniquement à pied avec 64 kms et 3000m de dénivelé positif (et négatif aussi). Vous l’aurez compris ça se réfléchit à deux fois !!!
De part sa difficulté il est très peu fréquenté (il me semble que ça fréquentation annuelle est bien inférieure à la fréquentation journalière du Machu, compris ?) mais il faut se dépêcher, un projet de téléphérique est en cour, affaire à suivre !

Ce trek nous réserve bien des surprises : dénivelé, chemins escarpé, moscas une aventure sportive et éreintante nous attend !

Avant de commencer voici un petit extrait de mon journal de bord… Ça m’a tellement fait rire que je partage !

« 6h45 et les yeux bien ouverts, réveillée par le doux son mélancolique d’un groupe anglais, je sens tous les muscles de mon corps ou presque !
Après un bus de 3h30 de montagne, un chincharron digéré en chichi et un chauffeur con comme ses pieds nous avons commencé la rando.

Mon sac fait 10 kg (ou plus en fait) et bein je peux vous dire que ça pique fort ! « 

 

Direction Cachora et début de trek

Heureux et frais … pas pour longtemps !

Les affaires déposées en toute (ou presque confiance) dans notre cher hostel à Cuzco, nous partons le plus léger possible avec l’intendance nourriture pour 3 – 4 jours.
Nous prenons un bus puis un taxi environ 4h30 de transport pour nous rendre à Cachora. Le départ de la rando se trouve au col de Capuliyoc, qui aujourd’hui est accessible en voiture mais notre chauffeur de taxi imbuvable nous demandait bien trop cher (un enflure qui ne voulait que l’argent des gringos…)!!! Bref c’est parti pour les 10 premiers km de la journée ! Nous rencontrons 3 jeunes écoliers sur le chemin du retour de l’école. Ils parcourent 10 kilomètres pour étudier, impensable par chez nous. Qu’ils sont drôles, 2 garçons et une jeune file un peu plus grande tout sourire et tous bavards. Un agréabe moment de partage où nous écoutons attentivement leurs récits. Il faut avouer que nous sommes loin d’être bilingue et les enfants lancées dans une histoire ne font pas forcément attention à leur débit. Mais nos (multiples) incompréhensions auront été sujets de bonnes rigolades!

Nous continuons notre chemin, quittons les enfants et le sentier, et nous retrouvons sur la route qui mène au fameux col ou nous aurions pu arriver en voiture mais au final nous ne les aurions pas croisé alors merci chauffeur de taxi boludo !

Nouvelle rencontre ! Et quelle rencontre…

Pour vous décrire le paysage: nous nous trouvons sur une route gravillonnée où les voitures ne peuvent se croiser qu’à certains endroits, d’un coté la montagne et donc de l’autre … suspens … le vide ! ET que voilà face à nous … des vaches ! Alors oui rien de grave les vaches en soit c’est mignon mais bizarrement lorsqu’elles s’arrêtent devant nous avec leurs jolies petites cornes bien dressées c’est de suite beaucoup moins mignon et rassurant ! Surtout que: elles se trouvent côté montagne et ne souhaitent décamper donc il ne nous reste qu’à les croiser côté vide ! Je vous rappelle que nos sacs pèsent au minimum 10 kg alors pour faire une esquive, courir pour ne pas se retrouver au fin fond de la vallée : la tâche est compliquée ou sportive ! Voilà le résumé de ce qui se passe dans ma tête je pense (j’en suis sûre) que la version de Guillaume serait plus : oui nous avons croisé des vaches et ?! Bref un paragraphe pour ça ! ^^ Au final tout s’est bien passé et oui j’ai eu un peu peur quand même ! Téméraire l’artiste 🙂 Vous analyserez ça sur les images du montage…
Bref !

En avant !

Nous arrivons en haut où se tient une petite tienda, (je suis déjà fatiguée :’)). C’est d’ici que part le trek. Impossible de se perdre. Nous marcherons tout le long durant sur un petit et unique sentier. Nous devons descendre jusqu’au canyon puis remonter. Plusieurs campings se trouvent sur le chemin. Nous pensons nous arrêter dans un des premiers, nous ne voulons pas trop en faire dès le début pour y aller progressivement. C’est partit !

Nous effectuons pas mal de pauses jusqu’à une rencontre : un péruvien nous entraîne sur son bon rythme. Le sentier descend mais il est relativement escarpé et glisse. Le péruvien nous explique qu’il rentre à son camping et nous y convie, cerca, cerca, cerca (proche) nous passons devant le premier puis le deuxième où nous avions pensé nous arrêter mais bon comme son camping est proche, continuons ! LA BLAGUE ! La nuit tombe j’avais envie de l’étrangler !!! Nous n’avons pas la même notion de proche ! On a du marcher 2 bonnes heures avec lui à une vitesse beaucoup trop élevée pour nous !! D’autres ont carrément posé la tente sur le sentier et ça ronfle fort ! Vers 19h30 nous arrivons enfin. Au total nous avons parcouru 20 kms en 6h, tu parles d’un début tout doux toi !!!
Nous nous posons proche d’un groupe d’anglais, pour eux la rando se fait sans leurs sacs ni matos pour l’intendance, tout cela est porté par les mules tirées par leur muletiers.

Épuisés par cette première journée nous ne tardons pas à dormir et partirons le lendemain parmi les derniers.

Beaucoup moins performants que la veille nous nous arrêtons au rio pour manger et nous rafraîchir. La reprise est horrible fini la descente place à la montée.

Vous sentez la fatigue ?!

Ça grimpe, il fait chaud, les moscas nous dévorent, les sacs sont lourds, les jambes ont du mal à avancer. Guillaume me dit je n’irai pas plus loin ! Alors nous n’irons pas beaucoup plus loin. Nous n’atteindrons pas l’objectif fixé pour la journée mais c’est comme ça. Nous marchons encore un peu pour atteindre le camping le plus proche et nous posons la tente pour deux nuit. Nous partirons le lendemain (3h du matin) à la fraîche pour terminer l’ascension et enfin découvrir le « Cho ».

 

Clin d’œil au kilomètre 31…

Nous y sommes presque !

Frontales vissées, c’est repartit mais cette fois ci léger ! Et ça n’en finit pas ^^ Un village on y est ?! et bein noooon ! (oui oui il y a un village en construction la tout en haut, mais en même temps il faut avouer que nous sommes de vrais petits joueurs l’allure à laquelle ils montent est épatante, ils sont forts  !!! ;))

Nous rencontrons un monsieur sorti de nulle part au milieu du sentier qui nous demande de payer l’accès ! Heureusement que je n’avais pas oublié les sol dans le sac au camping (mouhahaha) après vérification de la bonne identité de ce gentil monsieur nous payons l’accès au site et reprenons notre route. Les derniers kilomètres sont rudes ! Et puis, petit à petit le magnifique site du Choquequirao se dévoile !
Enfin, nous y arrivons quelle beauté ! Il n’y a pas de mots. L’émotion est grande. Différente de celle lors du Machu Picchu, mais prenante. Je m’en rappelle comme si c’était hier…
Seuls sur cet immense site, le silence est agréable, le temps s’arrête.
Nous sommes subjugués par cet ensemble. Loin d’être une poétesse je vous laisse admirer les photos et découvrir ce site sur le montage. Là 🙂
Nous nous allongeons et profitons de cet instant, unique. Les batteries rechargées, je me motive pour aller chercher les 22 lamas blancs en quartz insérés à même la pierre. Il m’a fallu beaucoup de motivation, je suis épuisée ! Me voila partie à la conquête d’une nouvelle beauté et folie des Incas. Guillaume restera en haut au repos.
Je descends, descends, descends et me dis putain tu vas devoir remonter tout ça !!!! Heureuse d’être allée jusqu’au bout ça valait le coup d’œil.
Ce site est immense, ce « Berceau d’Or » a  encore tant de beauté à révéler.

Prendre le chemin inverse…

Heureux et apaisés par cette découverte nous reprenons le chemin du retour. Nous allons donc revivre chacune des difficultés que notre cerveau a enregistrées. C’est un moment assez agréable… Nous ne croisons pas grand monde. Les mules nous font beaucoup de peine, c’est comme ça…

Voila plusieurs kilomètres que je me répète qu’une fois en haut nous trouverons une voiture qui nous descendra jusqu’au village et non je ne ferai pas les 10 kilomètres à pied !
Nous arrivons en haut, à la tienda, le suspens est à son comble ! Nous rencontrons des français. Ils font partis d’un groupe (ayant bénéficié des mules) et attendent leur mini bus pour regagner la ville. Je me dis alors que le tour est joué ! L’humain m’a, à ce moment la, dégoûté. Je vous assure que j’étais à bout, dans la souffrance. Rien. Leurs excuses même pas recevables. Je me souviens de ce moment et de cette haine ! Vous l’aurez compris énorme échec. Inconsolable !
J’ai donc du galérer pour trouver un moyen pour redescendre. Bon, nous y sommes arrivés et sans trop trop marcher mais quand même hein !

Au total nous avons passé 3 nuits et il nous a fallu 4 jours pour défier ce trek et admirer le Cho. Si c’était à refaire je le referai en prenant plus de temps, le site est tellement magnifique ! Les images ici 🙂

Retour à notre super « El Costa » à Cuzco. Nous récupérons les affaires, toutes, changeons de chambre (où je me fais d’ailleurs enfermer dedans), nous nous reposons et préparons le départ pour Ica.

Ô Ica, tu nous réserves bien des surprises… La folle aventure continue et commence à toucher à sa fin…



Infos utiles: prix pour 2

1€ = 3.65 sol

Transport

  • Cuzco – Cachora : 40 sol /10.95€

Visite

  • Choquequirao :  110 sol / 20.75€ 

 

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